La résolution 2218 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le Sahara : un triomphe de l’équité

cs-onuSans claironner une victoire contre ses propres fils marocains (indépendantistes malgré eux) et ses frères algériens, le Maroc, grâce à la clairvoyance de son roi et à l’efficacité de sa diplomatie, vient d’asséner un coup dur aux adversaires de sa cause. Par la résolution 2218, le conseil de sécurité de l’ONU, après avoir réaffirmé que la seule solution politique du conflit ne peut être obtenu que par une solution négociable et acceptée par les partis, a prorogé le mandat de la MINURSO sans y joindre le volet des droits de l’homme, tel que s’acharner à le vouloir l’Algérie, le Polisario et leurs alliés, tout en saluant les efforts consentis par le Maroc en la matière à travers les initiatives du conseil des droits de l’Homme et des commissions régionales en tant que mécanisme nationale efficient du contrôle des droits de l’Homme.

Par ailleurs, le rapport du secrétaire général du Conseil de Sécurité sur le Sahara comporte une proposition de créer à Rabat une représentation du Haut-commissariat des droits de l’Homme. La mission de ce mécanisme onusien consistera à accompagner les efforts du Maroc pour consolider d’avantage l’Etat de droits et renforcer les acquis réalisés par le royaume dans ce domaine. Les manœuvres des adversaires de la marocanité du Sahara visaient par leur obstination à confier à la MINURSO une mission de surveillance des droits de l’Homme, des intentions préméditées afin d’écarter tout critère de souveraineté sur la récupération du Sahara par le Maroc. Il faut rappeler que la MINURSO a été déployée, en vertu de la résolution 690 adopté le 29 avril 1991 par le Conseil de Sécurité, afin de surveiller le cessez-le-feu et d’organiser un référendum au Sahara. Depuis ce cessez-le-feu a été respecté et l’organisation du référendum s’est avérée inapplicable face au problème d’identification des votants.

Le maintien de la MINURSO au Sahara, n’est pas contre la volonté du Maroc, bien au contraire le royaume, respectueux de la légalité internationale a toujours sincèrement collaboré avec l’ONU afin de résoudre cet épineux problème.

Le Conseil de Sécurité a également insisté sur la nécessité de recenser les populations des camps de Tindouf. Cette résolution met à nu plusieurs violations notamment l’implication de l’Algérie et du Polisario dans le détournement des aides humanitaires destinées aux marocains sahraouis séquestrés depuis plus de quarante ans dans ces mêmes camps. De même, le recensement permettra d’identifier qui est sahraoui et qui ne l’est pas.

L’état marocain a consenti d’énormes efforts sur le développement et la démocratisation au Sahara, qualifiés même de discrimination positive par rapport aux autres régions du Maroc. Le Maroc considère les droits de l’Homme, avant et après tout, comme une affaire de défi et d’éthique.

La résolution 2218 a également jugé le plan d’autonomie marocain comme étant sérieux, réalisable et crédible, et par conséquent représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité.

L’option indépendantiste est désormais définitivement abandonnée.

L’accumulation des obstacles depuis plus de quarante ans aurait finalement convaincu les membres du conseil de sécurité de l’ONU de la bonne foi du Maroc, dont l’objectif est d’assurer un règlement rapide, durable, concerté et négocié du conflit, et ceux-ci d’une manière qui exclue tous les scénarios chimériques qui se sont avérés inapplicables dans la réalité, à savoir :

  • Abandonner la médiation onusienne et laisser les belligérants reprendre les hostilités armées, ce qui déclenchera une guerre civile au Sahara entre la majorité des Sahraouis qui vivent dans une région sécurisée et en voie de développement et leurs frères privés de tous les droits humains à Tindouf, avec un risque de déflagration de toute la région où prolifèrent des réseaux de terroristes et des bandes de mafieux trafiquants ;
  • Nier l’existence du Polisario et le drame humain des marocains sahraouis séquestrés en territoire algérien dont on ne connait pas le véritable nombre parce que non recensés par le Haut-commissariat aux réfugiés ;
  • Reprendre le marathon du référendum et son dilemme d’identification qui se sont avérés inapplicables, selon les aveux même des différents secrétaires généraux qui se sont succédés aux Nations Unies : le Maroc, l’Algérie et le Polisario avaient chacun sa conception de la population et du territoire ;
  • Partager le Sahara, comme le souhaite l’Algérie, en provoquant une fracture entre les populations du Sahara solidement unies, afin qu’elle puisse obtenir un débouché sur l’Atlantique ;
  • Laisser encore le temps au temps et, en attendant, chacun reste à sa place, le Maroc dans son Sahara, les dirigeants du Polisario dans les grands palaces, errant à travers le monde, et les pauvres séquestrés dans leur calvaire à Tindouf. La RASD, créée, installée et reconnue par l’Algérie où flotte son drapeau, comble de l’anachronisme, lorsqu’elle réclame le droit à l’auto détermination alors qu’elle prétend être un état ;
  • Renier totalement le voisinage entre les deux pays frères, le Maroc et l’Algérie, et comme disait l’ex-chancelier allemand Bismarck : «on peut tout changer sauf la géographie ».

Le Maroc se considère sans conteste chez lui au Sahara. Ses adversaires pensaient qu’il serait obligé de se retirer mais ils se sont gravement trompés. Après plus de quatre décennies d’interminables manœuvres, on est en droit de se poser la question suivante : comment les responsables algériens ont pu à ce point mésestimé la profondeur du nationalisme marocain et l’attachement à ses institutions sacrées et à son unité territoriale.

Aujourd’hui, le Maroc ne claironne pas sur sa « victoire diplomatique » remporté car il sait que le Maroc et l’Algérie, embourbés dans le conflit saharien finiront par en prévoir une honorable option de sortie. De même qu’il continue de lancer un appel aux indépendantistes, malgré eux, de rejoindre la mère patrie.

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