De nouveaux pourparlers sur le Sahara sur fond de blocage

Toutes les concessions que le Maroc a faites pour débloquer les négociations sur  le Sahara Occidental, y compris sa dernière proposition de large autonomie,  n’ont pas suffi à convaincre l’autre partie à s’engager dans de sérieuses négociations pour sortir de l’impasse actuelle. Fort du soutien algérien, les séparatistes du Polisario continuent à se cramponner obstinément dans leur position réclamant à tout prix l’organisation d’un référendum, une option jugée irréalisable même dans les instances de l’ONU. A la veille de la reprise début juin, des pourparlers informels à Manhasset, nombre d’observateurs avertis estiment que ces discussions ne sont en réalité qu’une perte de temps et d’énergie, tant que l’Algérie qui détient les véritables clés de la solution, s’obstine, au nom de principes révolutionnaires désuets, à s’impliquer dans de sérieuses négociations, loin de toute surenchère idéologique et ambition hégémonique. Le pouvoir algérien, pays hôte du mouvement séparatiste, a même refusé jusqu’à cette date, l’autorisation au Haut Commissariat pour les Réfugiés de procéder à un recensement des populations établies dans les camps de Tindouf. Les parties au conflit, le Maroc et le Polisario et les pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, s’apprêtent à entamer le septième round des pourparlers informels, dans la banlieue de New York, alors que la précédente session n’avait abouti à aucun résultat tangible.

En raison de leur obstination et de leur refus de trouver les moyens adéquats pour surmonter le statut quo, les dirigeants du front Polisario reconnaissent eux-mêmes qu’ils se sentent plus isolés que jamais sur la scène internationale. Ils sont abandonnés même par leurs anciens fidèles alliés, au moment où un nombre croissant de pays, y compris parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, affichent leur plein soutien à la position marocaine.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté fin avril une résolution prorogeant pour un an le mandat de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso), jusqu’au 30 avril 2012, et appelé le Maroc et le Polisario à intensifier leurs négociations. Reste à savoir comment l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Christopher Ross va-t-il parvenir à convaincre les parties prenantes dans ce conflit, à aller de l’avant vers des négociations directes pour un règlement définitif. Dans une dizaine de jours on en saura plus.

 

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