Nord et Sud même combat : le développemment…

Depuis le parachèvement de son unité territoriale, le Maroc a appliqué une politique de discrimination positive au Sahara pour répondre à l’ampleur du dénuement dans lequel vivait les sahraouis pendant la colonisation. L’Espagne, elle-même en proie à des difficultés économiques majeures, puisqu’elle se retrouve en quasi position de cessation de paiements en 1970, n’a accompli quasiment aucun des grands travaux qu’elle avait pourtant programmé. Pour le Général Franco, le Sahara représente avant tout un enjeu géostratégique important, et permet à l’Espagne de se voir en Empire colonial.
Le Maroc a donc fourni un effort de solidarité nationale considérable à l’égard du Sahara et des sahraouis, en engageant des dépenses massives afin de combler le fossé de développement  entre le Nord et le Sud du Royaume.
Depuis 1975, les investissements publics dans les infrastructures de base, l’enseignement, la santé, les équipements culturels et sportifs sont si importants et si variés qu’ils ont transformé la région de fond en comble. Estimés à plusieurs milliards de dollars, ces investissements sont accompagnés par une politique fiscale incitative, ainsi que des mesures d’accompagnement pour les jeunes sahraouis désireux d’effectuer des études supérieures. Le réseau routier a connu une croissance spectaculaire, ainsi que les infrastructures aéroportuaires et portuaires, ce qui a permis de désenclaver cette région, lui faisant retrouver son lien naturel avec les provinces du Nord.
Ainsi, les caravaniers sont devenus routiers, et les rares Oasis se sont transformées en villes modernes et développées.
A cet égard, les chiffres sont éloquents, et les provinces du Sud du Maroc se sont dotées, en moins de 30 ans de :
•    Deux aéroports (Laâyoune, Dakhla),
•    Trois aérodromes (Guelmim, Tan tan, Essemara),
•    Quatre ports maritimes (Tan Tan, Tarfaya, El-Marsa-Laâyoune, Dakhla),
•    10 000 Km de routes dont 35% revêtues,
•    Un taux de raccordement à l’électricité et l’eau potable voisin de 82%.

Mais au-delà des chiffres, il faut reconnaître que l’effort de solidarité nationale a également porté ses fruits en matière de reconnaissance des identités régionales, avec l’apparition de la première chaîne de télévision régionale au Maghreb, TV Laayoune. Cette dernière, faite par des sahraouis pour des sahraouis, consacre le modèle de développement décentralisé que le Royaume du Maroc ambitionne de généraliser à l’ensemble de la nation.
Comprendre l’autre, accepter ses différences, l’intégrer tout en lui laissant la liberté de cultiver un patrimoine séculaire, telle est la vision développée par le Maroc depuis 30 ans au Sahara.

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