Sahara : le chef de la police du Polisario soutient le Plan d’autonomie

« Tindouf, c’est l’endroit le plus inhospitalier au monde ». Cette phrase n’est pas la réaction désabusée de n’importe quel sahraoui, mais le commentaire lucide de l’inspecteur général de la police du Polisario lui-même. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud dénonce ces camps du sud-ouest algérien où des milliers de sahraouis sont retenus de force, dans le dénuement total et sans la moindre liberté de mouvement ou d’expression.
Dans l’impossibilité de faire de telles déclarations à l’intérieur des camps militarisés de Tindouf, placés sous la surveillance des services du renseignement militaire algérien, le DRS, et de leurs supplétifs du Polisario, Salma Ould Sidi Mouloud s’est rendu au Maroc pour dénoncer une situation longtemps décriée par diverses ONG dans le monde. « Les conditions de vie y sont très difficiles. Il n’y a ni radio, ni télévision indépendantes et l’enseignement y est paramilitaire », a expliqué ce responsable du mouvement séparatiste. Il a gravi tous les échelons de « la police du Polisario » avant de devenir l’inspecteur général de cette milice tristement célèbre par ses violences et sa brutalité contre les séquestrés.

S’il s’est exposé à tous les risques en se rendant au Maroc, c’est surtout pour apporter son soutien au Plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara. Pour Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, « l’autonomie est une bonne initiative. C’est la meilleure solution possible » à la question du Sahara. Une initiative qu’il s’est engagé à défendre auprès des populations séquestrées à Tindouf quel que soit le prix à payer.
« Je supervise, de par mes fonctions, toutes les prisons de Tindouf et je ne crains pas d’y séjourner pour exprimer et défendre mes positions », a-t-il fièrement affirmé.

 

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