Le chaleureux accueil réservé par les populations des régions marocaines sahariennes est la meilleure preuve du sens de l’essence de l’allégeance

acceuil-chaleureuxL’acte d’allégeance au Maroc est une pratique qui se réfère à une double acceptation. C’est un rituel célébré annuellement à l’occasion des festivités marquant la clôture de la fête du trône.

C’est aussi un acte solennel constatant et reconnaissant la légitimité du souverain. Il a son autorité religieuse et politique. Mais, au-delà de ce cérémonial déclaratoire, le principe fondamental et fondateur fait de l’allégeance, aussi et surtout, un engagement réciproque ; un pacte millénaire qui, depuis toujours, lie le peuple au souverain et le souverain au peuple. C’est ce que les marocains appellent la « beïà », c’est-à-dire le lien qui a permis au Maroc de préserver et maintenir son indépendance, son unité politique et son intégrité territoriale.

Au Maroc, la légitimité monarchique tire sa substance de ce qu’elle réalise une fusion effective et opératoire du leadership politique et de l’imamat religieux.

Quand on saisit ainsi toute son importance et toute sa portée, on comprend le sens et l’essence de l’allégeance qui n’est rien d’autre que la souveraineté d’un pays et d’un peuple.

Et l’on mesure toute la signification historique et institutionnelle de l’arrêt rendu le 16 octobre 1975 par la cour internationale de justice, sur la marocanité de nos provinces sahariennes. Au Maroc, la légitimité monarchique n’est pas plaquée sur la société ; elle émerge d’elle ; elle tire sa substance de ce qu’elle réalise une fusion effective et opératoire du leadership politique et l’imamat religieux.

Il y a donc deux aspects dans l’allégeance : à la fois religieux et politique. Religieux, parce que le Roi, Amir El Mouminine, est le chef dûment mandaté par la communauté musulmane pour superviser sa ligne de conduite spirituelle et assurer la meilleure marche possible de ses affaires temporelles. Politique, parce que le Roi est le symbole de l’unité nationale et le garant de la pérennité et de la continuité de la nation. C’est pourquoi, les divisions politiques et les querelles partisanes cessent dès le pallier des prérogatives reconnues au Roi, en tant que chef de l’Etat.

A ce niveau, en effet, il n’y a ni majorité royale, ni minorité électorale. Le souverain étant le Roi de tous les Marocains. Depuis que le Maroc est doté d’assemblées représentatives au niveau local, régional et national, et professionnel, la cérémonie d’allégeance revêt un autre caractère et les élites dûment élues ont remplacé les dignitaires et les chefs traditionnels des tribus.

Aujourd’hui les populations sahraouies renouvellent, à l’instar de leurs ancêtres, leur allégeance à Sa Majesté le roi Mohammed VI, confirmant ainsi leur serment de fidélité à la sauvegarde du territoire et à la pérennité de la nation.

L’accueil chaleureux et spontané réservé par les populations sahraouies, que ce soit à Laâyoune ou à Dakhla, est un acte en réalité de renouvellement de l’allégeance fait au souverain et au trône.

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