Face à la crise, l’Algérie pourra-t-elle maintenir la paix sociale et supporter le coût exorbitant de sa république fantoche, la RASD ?

algerie-manifestation-1L’Algérie est sortie de la guerre de Libération en 1962, ambitieuse et non dépourvue de moyens. La souveraineté retrouvée équivalait à l’exercice des privilèges de la citoyenneté et à l’instauration d’un ordre fondé sur la justice.

Il aura fallu attendre plus de cinquante ans après l’indépendance pour commencer à distinguer, dans le discours sur l’Algérie, le langage des réalités et des pratiques sociales de celui de la propagande, des élaborations théoriques hâtives et des constructions idéologiques imposées.

Le temps que les voiles tissés par les raisons d’Etat, les intérêts, les privilèges et l’enfermement idéologique se déchirent peut sembler avoir été trop long, à qui découvre aujourd’hui l’étendue du désastre et la profondeur du drame qui secoue l’Algérie.

Les chemins qui mènent aux débats sereins sur les réalités sociales et culturelles et sur les véritables aspirations d’une population sevrée de ses droits à la dignité et à la justice seront encore longs et pleins d’embûches. Il est indispensable aujourd’hui d’informer et de témoigner pour aider à concevoir les démarches de demain.

La crise économique en Algérie pointe à l’horizon, presque tous les indicateurs économiques sont en rouge. Le pays devra se préparer à une crise qui va s’installer dans la durée dans les milieux financiers. On parle d’un choc persistant. Dans les milieux les plus pessimistes, les perspectives du marché pétrolier estiment qu’à la différence des cycles précédents les prix devraient rester, cette fois-ci, durablement bas.

Le pouvoir refuse de reconnaitre qui s’est trompé en se liant à l’étranger. Personne n’ose assumer l’échec.

La réforme des règles de gestion économique pourraient soulever le voile qui couvre inefficacité, gabegie et gaspillage, avant que les recompositions politiques, toujours reportées, n’aient été menées à terme.

L’année 2015 se termine pour l’Algérie sur air morose. La chute de prix du baril du pétrole, le plan d’austérité, les remue-ménages dans l’état-major de l’armée et des services de renseignement, ou encore les soupçons sur la santé le Président Abdelaziz Bouteflika sur fond de guerre de succession sont autant d’éléments qui ne présage pas une amélioration de l’état actuel du Pays.

L’Algérie qui cumulait hier excédent commercial, avec un taux d’endettement très faible et une croissance soutenue, dégringole aujourd’hui tout comme les cours du pétrole. Alors qu’un baril de Brent à 110 dollars lui permettait d’assurer un important train de vie budgétaire, l’Algérie se trouve désormais contrainte de revoir à la baisse ses dépenses publiques (le baril descendant en dessous des 30 dollars). Ajoutant à cela la situation précaire d’un pays où près d’un quart de la population vit avec moins de 250 euros par mois et où plus de 25% des jeunes seraient sans emploi.

Face à cette crise l’Algérie pourra telle faire face à des éventuelles contestations sociales car au-delà du champ politique (revendication de la liberté d’association et des garanties du contrôle démocratique) la cible principale des manifestations que l’Algérie connait de temps à autre, c’est d’abord le changement dans la gestion de l’économie publique et les services sociaux.

En Algérie comme ailleurs, la question qui se pose alors que son peuple sera contraint de vivre de durs moments, le pays pourra-t-il continuer à assumer les frais exorbitants de sa république fantoche. Le pouvoir algérien n’avait jamais imaginé que la question du Sahara prendrait l’ampleur et les dimensions qu’on lui connait, aujourd’hui au niveau diplomatique humanitaire et politique.

Alger avait dépensé des sommes colossales, d’abord pour faire la guerre au Maroc, directement ou via le Polisario, ensuite, pour entretenir perpétuellement ces camps, financer les mouvements et les représentations diplomatiques du Polisario, les bourses d’études, les pots de vin versés à plusieurs pays pour obtenir la reconnaissance de la RASD.

En d’autres termes, Alger finance deux chancelleries dans plusieurs pays, grâce aux contribuables algériens et l’argent du pétrole, pour forcer le Maroc à se plier à son diktat sur le plan diplomatique, au niveau international, et valider la création d’une république fantoche, la RASD.

L’Algérie est un pays plein de potentiel qui tourne le dos à ses intelligences humaines et à ses voisins. Ce pays plein d’atouts, doit cesser de marcher à côté de son destin.

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