Les camps de Tindouf : l’aide dans un but uniquement Humanitaire n’est pas un soutien au séparatisme

tindouf-aide-ramMalgré le banditisme qui règne dans les camps et la main basse des dirigeants du Polisario sur l’aide humanitaire destiné aux séquestrés des camps il faut éviter de confondre les donateurs d’aide dont le but est strictement humanitaire avec les souteneurs du séparatisme. Certains médias sont allés jusqu’à considérer l’octroi aux camps de Tindouf par l’Arabie Saoudite d’une grande quantité de datte pour le mois de ramadan comme étant un geste de sympathie à l’égard du Polisario. Comme c’est le cas d’autres pays amis du Maroc.

En réponse à une question écrite de l’eurodéputé français, Gilles Pragneaux sur les détournements d’aide humanitaire, la chef de la diplomatie de l’UE Catherine Ashton a tenu à rassurer l’eurodéputé que l’aide humanitaire de l’UE « ne peut être interprétée comme un soutien de Bruxelles au Front Polisario ».

Beaucoup de voix s’élèvent contre l’impunité de la mafia qui règne dans les camps de Tindouf. Mais à ce jour aucun haut dirigeant du Polisario n’a été traduit en justice pour de tels actes de détournement d’aides ou pour tout autre abus.

Il faut rappeler que le Polisario avait promis aux séquestré de Tindouf, dans son programme général, (3ieme congrès du 26 au 30 Aout 1976), un Eden et une vie digne à l’abri de tout besoin et d’exploitation. Mais le Polisario s’est avéré, et cela était prévisible dès le début, un réseau mafieux qui, par des pratiques apprises à bonne école, a mené une politique qui a abouti à fragiliser les structures mentales et sociales au sein des camps, et à dénier aux séquestrés la capacité de se passer de la hiérarchie. L’obéissance d’un captif lui apporte un semblant de sécurité. Le fait que les séquestrés ne peuvent pas prendre l’initiative de se libérer de l’argousin est révélateur d’une peur mais également du « formatage des esprits ».

Au-delà de la pression psychologique, des pratiques inhumaines d’un contrôle rigoureux par un appareil sécuritaire et de renseignements, toujours attentif à tout et à tous. La surveillance continue prend de nombreuses formes, dissimulées ou apparentes, elle couvre tout ce qui est dit, lu ou écrit. Pour éviter toute fuite sur leurs pratiques de détournements et malversations, les dirigeants du Polisario prennent toutes les précautions pour parer à tout contact entre les séquestrés et les visiteurs étrangers.

Depuis plusieurs années, et selon plusieurs sources concordantes, l’aide accordé aux réfugiés par les institutions internationales à titre humanitaire est en grande partie reconvertie en ressources financières déposées dans des comptes bancaires en Europe et en Amérique Latine.

L’aide humanitaire dénuée de toute intention machiavélique est mise en place lors d’une situation de crise exceptionnelle ou de catastrophe naturelle. Elle peut provenir de diverses sources telles que des associations, des ONG humanitaires, les Etats, les collectivités publiques, ou encore des organisations internationales publiques comme l’ONU. Elle peut prendre diverses formes: don d’argent, envoi de marchandises et équipements de première nécessité et parfois de personnel opérant des interventions sur place.

La communauté internationale a depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dans une approche conceptuelle, usé de tous moyens afin d’alléger la misère et les souffrances des réfugiés qui avaient à l’époque fuient les zones d’hostilités. Cette action est toujours « essentiellement humanitaire ».

Aucun comportement n’est tolérable, aucune pratique n’est légitime s’il ne respecte pas la dignité des hommes et leurs droits de vivre. Le Maroc se préparait depuis longtemps au grand retour de ses enfants séquestrés à Tindouf, mais l’Algérie refuse, malheureusement toujours, d’appliquer la politique de la porte ouverte. La perte de ses bailleurs de fonds et le déclin de son idéologie placent les séparatistes dans un virage dangereux vers le banditisme et un rapprochement avec les groupes terroristes. Aujourd’hui, alors que la vérité a éclaté au grand jour, n’est-il pas du devoir de la communauté internationale de sauver les damnés de Tindouf de l’exil forcé qui leur est imposé depuis plus de quarante ans.

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