Affaire du Sahara : les lobbys anti-marocains s’activent en l’absence d’une diplomatie parallèle

sahara-marocainL’affaire du Sahara a pris une importante tournure depuis que le roi Mohammed VI s’est engagé dans une approche novatrice de la question. Conscient que la gestion désastreuse de l’affaire a, le plus souvent, desservi le Royaume, le Roi a estimé que le moment est venu de l’extirper du carcan sécuritaire dans lequel elle a été maintenue pendant longtemps. Les questions de fond sont pour la première fois publiquement abordées et débattues d’une manière pratique. Ces signes avant-coureurs de la volonté marocaine, d’intégrer en douceur le territoire, ont encouragé les différents organes onusiens à soutenir le Maroc, dans la mise en œuvre d’un statut spécifique pour le Sahara, qui serait reconnu dans le cadre d’une politique de régionalisation.

Le souverain veut en réalité faire du Sahara le laboratoire de la politique de décentralisation en matière de développement. Cette nouvelle approche a redynamisé la diplomatie officielle marocaine, et lui a permis de réaliser plusieurs acquis de taille dans l’affaire du Sahara, alors que les adversaires de la cause ont subi des échecs croissants. Pendant plusieurs décennies, et malgré le fait que le Royaume était représenté par de brillants diplomates, ayant une formation pointue, un savoir vivre et faire, le choix du Maroc, Etat séculaire, a été de recommander à ses diplomates une certaine conduite, et un esprit de responsabilité dans la ligne à suivre dans la représentation, celle de la digne tradition diplomatique.

Ceux qui contrarient le Maroc sur sa récupération du Sahara, prétendent que la présence marocaine dans ce territoire est entachée d’un vice original. Les populations n’ont pas étaient directement concertées. Ces derniers et les lobbys qui défendent cette argumentation visent avant tout à créer une mauvaise conscience chez certains milieux européens et américains. Objection, si elle n’était pas de pure rhétorique, elle serait effectivement gênante. Pour contrecarrer ces manœuvres, il incombe aux partis politiques, aux instances représentatives, aux universités, aux centres de recherche ainsi que les « Think-Thank » qui accueillent les chercheurs actifs dans tous les domaines, aux professions libérales et à la société civile de réagir sur le terrain, et accompagner la diplomatie officielle dans le cadre d’une action parallèle et en concertation avec elle. Les acteurs de la diplomatie parallèle doivent se mouvoir selon leur conviction profonde de défendre l’intérêt de la nation pour contrecarrer les frondes des ennemis de l’intégrité territoriale du royaume. Cela dit les avancées accomplies par le royaume du Maroc au niveau officiel notamment au travers d’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine doivent être conforté par le travail militant de la diplomatie parallèle. Mais cette dernière doit bénéficier de soutien de la part de l’état et des acteurs économiques.

Si dans certains milieux européens, il est possible, pour persuader d’expliquer certaines vérités historiques et juridiques, ainsi que sur l’état actuel du Sahara, la tâche est malheureusement difficile dans les milieux qui ont fait le choix prémédité de contrarier le Maroc dans sa juste cause. Cependant, nonobstant, cette hostilité orchestrée par des lobbys dégagent l’odeur d’une nostalgie coloniale, les relations entre le Maroc et ses amis ne risquent certainement pas d’être altérées.

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