Le sahel un nouveau limes, le Maroc joue un rôle stabilisateur

saheelTout en faisant leur large place aux obstacles de l’ordre géographique, l’espace Sahélo-Saharien, aujourd’hui désert de la peur, a été pendant une longue période de l’histoire une voie active reliant les régions du nord arabo-amazigh et le Soudan, plus ou moins faciles en suivant les époques, les connexions n’ont jamais été entièrement rompues. Loin d’être pour ses populations symbole de la mort ou d’immobilité. Le désert sahélo-Saharien a toujours représenté pour elles une fenêtre ouverte sur les pays de haute civilisation vers le Nord. Pour bien comprendre cette région, il faut abandonner ses préjugés, sa manière de compter le temps, de diviser l’espace, de prévoir l’avenir, et de juger les hommes et les choses.

L’hostilité du milieu naturel, rend compte à la fois de l’occupation très lâche du sol et du déclin des activités traditionnelles, agriculture des oasis nomadisme saisonnier ou permanent, commerce transsaharien, qui peu diversifiées n’assurent pas plus aux hommes du désert qu’un niveau parmi les plus pauvres du monde. Ce sont ces conditions difficiles et les interventions étrangères qui ont fait aujourd’hui du sahel le désert de la peur.

Le phénomène qui a toujours présidé à la constitution et à l’évolution du terrorisme djihadiste au Maghreb et au sahel est celui de réseaux de plus en plus lâches, constitués d’une part de branches qui ne sont pas nécessairement organisées, dont on connait mal l’extension, et qui se sont construites au travers des parcours individuels et des rencontres survenues lors des déplacements migratoires, de par le monde et d’autre part des « nœuds » issus de ces rencontres, qui deviennent des cellules organisées de manière flexible. Celles-ci peuvent suivre des ordres extérieurs ou devenir indépendantes, peuvent facilement muter, se multiplier indépendamment d’un centre de commandement, comme hier celui d’Al-Qaida, aujourd’hui du Daech et de l’Etat Islamique.

Sans oublier l’éclatement de l’état libyen et les insurrections triballes qui sévissent dans ce pays devenu fournisseur d’armes au terrorisme sahélien et les liens avec les réseaux de Boko Haram.

L’intérêt sécuritaire de l’Europe et des Etats-Unis pour cette région, alors que jusqu’au 11 septembre 2001, il n’avait qu’un statut périphérique moins important que le Mechrek, est devenu une priorité pour le resserrement du bilatérisme économique nord sud et sud-sud. En lançant plusieurs initiatives de partenariats, les Etats-Unis et l’Europe espèrent avancer l’intégration économique de proche en proche et favoriser la réconciliation entre le Maroc et l’Algérie.

Les agitations que connait la région, favorise la constitution d’un terreau et un sanctuaire pour le terrorisme international et favorise une immigration de masse en direction de l’Afrique du Nord et des rivages européens. C’est conscient des dangers qui menacent toute la région du Sahel et du Maghreb que le roi Mohammed VI s’est lancé dans un vaste programme avec les pays de l’Ouest africain porte de tous les dangers sécuritaire pour le Maghreb et l’Europe. Il est donc le pionnier de l’instauration d’une paix et d’une sécurité dans les pays du sahel. Ce rôle lui revient au nom des droits historiques.

Par son apport spirituel et son soutien économique et social en faveurs des pays de l’Afrique de l’Ouest, le Maroc peut jouer un rôle de stabilisateur dans cette région aujourd’hui proie d’un nihilisme dévastateur.

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