La femme sahraouie et son vrai visage

Ce n’est certainement pas une certaine Aminatou Haydar que la presse algérienne a qualifié de Ghandi du Sahara pendant qu’elle observer une grève de la faim à l’aéroport de Lanzarote aux Canaries qui est représentative de la femme sahraouie. Le génie de cette égérie, inspiratrice dans la conspiration, aurait pu profiter à un Maroc unifié, au lieu de tomber dans les griffes d’un séparatisme sans lendemain en exhibant son titre de présidente du collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme (CODESA). Triste sort de cette femme marocaine sahraouie utilisée comme une marionnette par des lobbys anti-marocains telle que la fondation Robert Fitzgerald Kennedy.

Le vrai visage de la femme sahraouie est autre. Lorsque venant du Nord, on pénètre au Sahara, on est surpris dès l’abord par la liberté dont jouissent les femmes, qui sont pudiquement voilées de la tête aux pieds dans un long et fin voile, leur visage reste découvert, on les voit circuler librement et conserver sans fausse honte avec les hommes fussent-ils étrangers. La vie nomade, la vie de pasteurs sahariens, basée sur la transhumance, les déplacements souvent longs et périlleux ont, et durant des années, modelé la mentalité de la femme sahraouie et on en fait une femme capable.

Au moment de la récupération du Sahara par le Maroc, la femme sahraouie était déjà prédisposée à jouer son rôle en s’adaptant dans la nouvelle société avec des changements définitivement irrévocables, changements structurels beaucoup plus intenses que ceux qu’on rencontre chez les hommes.

Après son intégration à la mère patrie, la région du Sahara a bénéficié d’une discrimination positive qui s’explique par la volonté de l’Etat marocain de compenser positivement l’Etat de dénuement dans lequel les populations sahraouies se trouvaient durant la colonisation espagnole. Les hommes et les femmes n’ont pu bénéficier d’une scolarisation à l’âge normal. Un vaste programme de lutte contre l’analphabétisme, l’éducation et le développement humain dans les domaines de la vie économique et sociale furent engagés à tous les niveaux et dans l’ensemble du territoire. La femme sahraouie connait depuis une révolution silencieuse et à l’instar de son égal l’homme, elle s’implique dans le concert d’une société qui mute vite et bien au sein de laquelle elle bénéficie de tous les droits couronnés par un code de la famille plus libérale et dont la rédaction à mobiliser toutes les composantes de la société. Il est considéré par l’opinion internationale comme l’un des plus progressistes dans le monde musulman, signe de constants progrès des droits de la femme marocaine. Cette révolution a d’ailleurs valu au roi Mohammed VI, élu personnalité de l’année 2015 par l’organisation arabe de la famille, le prix de la cohésion familiale et du soutien social. Ce prix est une reconnaissance des efforts du roi dans le domaine de la famille et dans la promotion du développement social.

L’amélioration de la condition de la femme sahraouie restera intimement liée au développement et la démocratie. Il est clair que pour une insertion de la femme dans le processus de développement et pour lui permettre de contribuer au développement, il faut que sa formation repose sur une base solide et cohérente. Etre informée, formée et valorisée pour être une citoyenne à part entière capable de s’élever et d’élever les femmes et les hommes de demain dans les valeurs où les notions de travail, de partage, de qualité de vie sont un idéal à atteindre. L’actuelle constitution rappelle dans son article 37 que l’exercice du droit se fait en corrélation avec l’accomplissement du devoir. C’est donc une citoyenneté pleine et entière qui est reconnue à la femme assortie de droit et de devoir.

Sur le plan politique et social, la femme sahraouie s’active dans toutes les instances elle est parlementaire, conseillère municipale, enseignante, médecin, dirigeante de société et d’ONG, mais malgré toute cette évolution, la femme sahraouie souffre du déchirement et de la fracture de séparation. Dans les camps de Tindouf en Algérie et devant le silence de la communauté internationale, les femmes sont victimes des pires violations systématiques des droits de l’humain, viols, sévices, esclavages et exploitation.

Il est juridiquement et politiquement aberrant de considérer les sahraouis détenus à Tindouf comme réfugiés tel qu’il est prévu par l’article 1er A2 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 qui défini d’une façon générale et universelle le statut de réfugié.

Dans le cas des otages sahraouis, tous ceux et toutes celles qui ont eu la possibilité de fuir les camps, que ce soit des civils ou des militaires, femmes et hommes jouissent actuellement et pleinement de leur citoyenneté au Sahara sous souveraineté marocaine et bénéficient de tous leurs droits civiques, politiques, économiques et sociaux, assument de grandes responsabilités au sein des rouages de l’administration marocaine et participent en tant que militants marocains à la campagne contre le séparatisme.

Le Sahara, demain autonome sous la souveraineté marocaine aura besoin de toutes ses femmes pour participer à l’œuvre de développement, de démocratie et de prospérité.il est douloureux aujourd‘hui de constater que la société sahraouie se trouve malgré elle amputée d’une partie de ses membres et pendant que les hommes et les femmes au Sahara récupéré s’épanoui en toute liberté, l’autre partie séquestrée en cries, en pleurs victimes de la séparation attendent leur libération.

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