Maroc-Algérie : ensemble pour assurer aux deux peuples frères un plancher de sécurité

maroc-algeriePartisan de la terreur entreprise de la violence aveugle, le terrorisme sévit actuellement dans les différentes régions de la planète.

A visages différents, le terrorisme occupe l’espace public et médiatique. Plus de 50 ans après la colonisation, il devient urgent, dans le contexte actuel, qu’une pensée stratégique maroco-algérienne s’exprime dans les instances appropriées. Il est urgent de construire une véritable coordination pour définir les mesures à prendre en commun et lutter ensemble contre le phénomène du terrorisme qui constitue un véritable danger.

Les défis auxquels sont confrontés les deux pays, représentent une occasion pour se rapprocher si l’intelligence l’emporte sur le ressentiment. Il ne faut pas oublier que ce phénomène n’a pas ex nihilo. On peut retracer sa généalogie dans les séquelles de la période coloniale qui a laissé des traces de frustration qui ont produit des femmes et des hommes qui aujourd’hui rejettent la reproduction d’un modèle occidental en décalage avec leurs valeurs.

Il faut ajouter à cela, l’incapacité des dirigeants des deux pays à instaurer après l’indépendance une véritable démocratie et une justice sociale. Dans le cas de l’Algérie, le conflit déclenché en 1991 par l’annulation des élections qui avaient vu la victoire du front islamique du salut (FIS) fut extrêmement violent.

Des cellules terroristes surgissent de temps à autre et commettent d’odieux crimes. Ces cellules vivent clandestinement dans les deux sociétés dont ils méprisent le mode de fonctionnement.

L’Algérie et le Maroc sont, avec l’Egypte, les plus grands pays du nord-africain. Pour le terrorisme, il n’y a pas de frontières de l’Atlantique à la Mer Rouge. Le Maroc et l’Algérie sont tout près de ce qui se passe dans le nord-ouest africain. Le chaos libyen, les séparatistes Touaregs dans le nord du Mali qui prennent leurs racines grâce à des liens ethniques privilégiaient les zones de déshérence, sans oublier le Polisario, un mouvement sans repère, perméable à l’idéologie salafiste. Ils constituent un réservoir de recrutement des terroristes et des criminels.

Tout cet assemblage agit dans le cadre d’une jonction s’assurant des réseaux de solidarité et de renseignement. Il s’installe dans une entreprise d’économie criminelle, de trafic d’armes et de drogue et d’otages. Pour se financer, il puise dans le vivier d’une jeunesse en désespérance. Un terreau propice au développement du terrorisme, la fragilité des états du Sahel et leurs faiblesses en matière de sécurité sont patentes.

L’Algérie et le Maroc sont directement concernés par ce qui se passe dans cette région. Tout le monde est conscient de l’avenir stratégique de la rive sud de la Méditerranée. On ne peut pas apprécier à sa juste valeur l’efficacité d’une action préventive, si on ne mesure pas réellement la gravité de ce qui a été évité. L’appareil sécuritaire de l’Algérie et du Maroc dans la lutte contre le terrorisme a fait ses preuves, mais son action reste limitée si les deux pays n’agissent pas ensemble pour assurer aux deux peuples frères un plancher de sécurité.

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