Petit manuel de manipulation par le front Polisario

En premier lieu, prendre un sujet « malléable », c'est-à-dire soit déraciné, soit ayant quelques difficultés passagères. Une fois la victime clairement identifiée, lui proposer le « projet » révolutionnaire, avec toutes ses corollaires : présentation d’un territoire mythique, rêvé et chimérique. Peu à peu, lui instiller la doctrine révolutionnaire, sans trop insister sur l’effort, considérable, qu’il devra fournir pour s’intégrer au sein du Front Polisario. Au début, tout est facile, et rien n’est dit au candidat potentiel quand à ce qui l’attend. Il faut dire que le « candidat » a en moyenne 7 ans, et qu’il ne comprend pas très bien ce qu’entend le commissaire politique par « lutte contre l’impérialisme ». Ce qui intéresse le jeune candidat, c’est comment il va se défaire de ce professeur un peu encombrant et aller jouer avec ses amis.
Seulement, il ne peut pas dans l’immédiat, car tous les camarades de son âge assistent à un cours très important sur les « techniques d’infiltration du personnel féminin étranger en poste dans des organisations caritatives internationales », en clair, comment soutirer de l’argent aux femmes qui bossent dans les ONG à Tindouf. Il ya bien m’hammed, son petit voisin du même âge, mais ce dernier est de corvée aujourd’hui, car il a écouté de la musique interdite par le "comité révolutionnaire en charge de la diffusion de la culture". Cette musique, paraît-il, pervertit les âmes des révolutionnaires, et serait financée par une mafia sioniste, aisément reconnaissable aux bijoux dont elle affuble les artistes noirs américains et qui proviennent des diamantaires d’Anvers.
Mais notre jeune ami, de ça, il n’en a cure, il veut juste jouer au football, et rentrer dans son pays, le Maroc,  où les rappeurs ne sont pas des agents du Mossad.

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