Alger invitée à autoriser le recensement des réfugiés des camps de Tindouf

Les autorités algériennes continuent à opposer un niet non discutable au  recensement des milliers de réfugiés sahraouis retenus sur leur territoire dans les camps de Tindouf. Des demandes ont été en vain, formulées en ce sens depuis 1977, tant par le Maroc, pays directement concerné par le conflit du Sahara Occidental, que par l’ONU, ses agences spécialisées ou les nombreuses ONG et associations internationales qui s’intéressent à la situation humanitaire de plus en plus préoccupante dans ces camps.
Un tel recensement, a affirmé un diplomate marocain lundi dernier à New York, révélera la « vraie dimension » du différend autour du Sahara marocain. Néanmoins, cette opération combien utile pour les populations concernées, « n’a pas pu se réaliser depuis 1977, malgré l’insistance du HCR et la clarté des obligations qui incombent à l’Algérie en tant que pays abritant ces camps », a regretté l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Mohamed Loulichki qui prenait part au débat général de la 4ème commission de l’ONU.

Les représentants de plusieurs pays dont l’Afrique du Sud qui appuie aveuglement  les thèses séparatistes du Polisario, ont exprimé «le souhait de connaître la taille exacte de cette population », a relevé Loulichki, précisant que dans ses deux dernières résolutions, le Conseil de sécurité a lui aussi, tenu à rappeler cette exigence.
Cette opération, a expliqué le diplomate marocain, « permettra de connaître enfin, le nombre exact de cette population dans l’intérêt d’une gestion transparente de l’aide humanitaire qui leur est fournie et, partant, de replacer ce différend dans sa véritable dimension et d’appréhender ses réelles proportions ».
Concernant le conflit autour du Sahara, le Maroc, a-t-il soutenu, a donné à travers son initiative d’autonomie la « preuve concrète de sa volonté de compromis », invitant les autres parties de suivre «le même chemin, en renonçant aux approches stériles et aux solutions maximalistes auxquelles elles sont restées attachées jusqu’à présent ».
Au delà du débat de cette commission auquel « on a voulu donner cette année l’allure d’un spectacle à des fins d’instrumentalisation », alors que « l’enjeu est le destin de milliers de personnes soumises depuis trente six années aux calvaires de l’éloignement, de la privation et du déni des droits fondamentaux », les peuples du Maghreb, a conclu le diplomate marocain,  « nous jugeront sur notre volonté de transcender nos divergences et de mettre fin à ce différend artificiel ».

 

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