SOS d’un collectif international pour garantir les droits de Mustapha Salma

Un énième SOS de détresse pour la résolution du cas humanitaire du militant sahraoui, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et sa petite famille, est lancé cette fois à partir de la capitale de l’Europe. Ce sont des membres du Collectif international de soutien à Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud qui ont appelé mercredi à Bruxelles, les communautés européenne et internationale ainsi que les ONG de défense des droits humains, à intervenir d’urgence pour garantir les droits du dissident du Polisario. Celui-ci est éloigné depuis plus de 18 mois de sa famille dans les camps de Tindouf et observe depuis juin dernier, un sit-in ouvert devant le bureau du HCR à Nouakchott. Dans une lettre adressée, notamment, à l’ensemble des responsables des institutions européennes, le Collectif condamne le mutisme européen et international sur la situation « tragique » du militant sahraoui, éloigné de force par le front « Polisario » de sa famille séquestrée à Tindouf.

La lettre porte les signatures de Gisèle Mandaila, ex-secrétaire d’Etat belge à la famille et aux droits de l’enfant et députée au Parlement bruxellois, Latifa Ait-Baala, juriste française, Jean Abboud, juriste international et Ignacio Marin, journaliste espagnol. Des copies de cette lettre ont été adressées au président du Conseil de l’UE, à la présidence polonaise de l’UE, au président de la Commission européenne, à la Haute représentante de l’union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, au président du Parlement européen, ainsi qu’aux secrétaires généraux d’Amnesty International et de Human Rights Watch. « Nous lançons un appel à la communauté internationale pour intervenir d’urgence et faire pression sur l’Algérie et le Polisario, afin que Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud puisse jouir pleinement de ses droits légitimes et retrouver sa famille », lit-on dans cette lettre. Rappelant l’acte d’enlèvement « abject » le 22 septembre 2010 de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, par la milice du Polisario et la sécurité militaire algérienne, suite à ses déclarations le 9 août 2010 lors d’une conférence de presse dans sa ville natale de Smara, le Collectif souligne que le militant sahraoui a été arrêté et conduit vers une destination inconnue, à son retour en Algérie après cette conférence.

 

Au lendemain de cette arrestation, poursuit la missive, le Collectif avait dénoncé avec la plus grande indignation cette séquestration en organisant un sit-in devant le siège de la Commission européenne et du Conseil de l’UE. « Depuis le 30 novembre dernier, Mustapha Salma a été remis au Délégué du HCR à Nouakchott en Mauritanie. Il est toujours en attente d’une solution humanitaire, passant de sit-in devant le siège du HCR à Nouakchott aux grèves de la faim sans aucun émoi de la communauté internationale », déplorent les membres du Collectif. Après sa « libération » le 6 octobre dernier sous la pression de la société civile internationale, rappelle la lettre, Mustapha Salma « est devenu personae non grata en Algérie après 31 ans de vie dans les camps de Tindouf ».

Le Collectif dénonce ainsi le silence complice de la communauté internationale et des institutions européennes, et interpelle les dirigeants européens et les militants des droits de l’Homme afin «qu’une solution humanitaire soit trouvée d’urgence en vue de garantir les droits et libertés fondamentales » du militant sahraoui.

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