Sahara: L’Algérie et le Polisario appelés à « se soumettre au verdict de l’histoire »

Le régime algérien et la direction du Polisario sont appelés à se soumettre « au verdict de l’histoire et de la réalité sur le terrain » dans le but de trouver une solution au conflit du Sahara, c’est l’avis partagé de deux experts américains en relations internationales. « Au moment où le Maroc fait preuve d’ouverture et de transparence pour ce qui est de la situation des droits de l’Homme et de l’évolution de son processus démocratique, on relève à ce sujet, un manque de volonté manifeste de la part de l’Algérie et du Polisario », a déclaré lundi à Washington, Joe Grieboski, Président fondateur de l’Institut américain pour la religion et les politiques publiques (IRPP). Tout en déplorant « les abus dont souffrent les populations parquées dans des conditions inhumaines dans les camps de Tindouf », le Président de l’IRPP a appelé les Nations Unies et le Conseil de sécurité « à mettre Alger et le Polisario face à leurs responsabilités ». Dans un entretien à la MAP, l’expert américain a soutenu qu’il s’agit là du seul moyen de « donner du sens » aux pourparlers informels sur le Sahara, dont le 8ème round se tient du 19 au 21 juillet à Manhasset, en banlieue newyorkaise, sous l’égide de l’ONU.

En l’absence d’une telle démarche, Alger et les séparatistes persisteront dans « leur déni de la vérité aussi bien historique que factuelle », a affirmé Joe Grieboski. Le manque de volonté de la part de l’Algérie et du Polisario à s’inscrire dans une solution politique de compromis en vue du règlement définitif du conflit du Sahara, ont conduit à « l’impasse dans laquelle se trouve la question du Sahara », a souligné le président de l’IRPP. En plus, la précarité de la situation humanitaire et des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, soutient-il, offre à AQMI, de larges possibilités de recrutement de djihadistes et de mercenaires, pour mener ses actions dans cette partie d’Afrique du nord. Et l’expert américain de conclure que l’unique solution viable au conflit du Sahara, réside dans le plan marocain d’autonomie qui se veut « pratique et réaliste ». De son côté, Peter Pham, Directeur du Centre Michael Ansari pour l’Afrique relevant du Think Tank américain Atlantic Council, a lui aussi affirmé que « les pourparlers informels resteront infructueux tant que l’Algérie et le Polisario persistent dans leur blocage systématique et dans leur déni de la réalité sur le terrain ». Mis à part la période d’occupation espagnole, a-t-il rappelé, le Sahara a toujours été historiquement et dans les fais, partie intégrante du Royaume du Maroc. De surcroit, a-t-il expliqué, l’écrasante majorité des Sahraouis a fait montre de sa pleine adhésion au processus démocratique en cours au Maroc en participant, dans des proportions inégalées, aux différents scrutins tenus dans le royaume et notamment lors du référendum sur la nouvelle constitution du 1 er juillet.

 

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