Sahara: Les discussions informelles toujours au point mort

Les pourparlers informels sur le Sahara Occidental toujours au point mort. Comme lors des précédentes sessions, les partenaires à ces discussions patronnées par l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, sont restés figés dans leur position. Les seuls points de concorde se résument dans la tenue d’un nouveau round, l’exploration d’autres volets des discussions (déminage, ressources naturelles) et la poursuite des visites familiales entre les camps de Tindouf et les provinces sud du Maroc. Le 8ème round de ces pourparlers est annoncé pour la deuxième quinzaine de juillet 2011, toujours à Manhasset (USA), comme l’a précisé Ross, mardi 7 juin, à l’issue du 7ème round.
A l’issue de ces discussions, le ministre marocain des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri a regretté les « fortes tergiversations » dont font preuve l’Algérie et le Polisario vis-à-vis de leurs obligations en matière des droits de l’Homme, contrairement au Maroc qui a rempli les siennes.

« Le Maroc a rempli ses obligations et il en a été félicité. Par contre, a-t-il dit, c’est le trou noir par rapport aux obligations qui sont attendues de l’Algérie et du Polisario pour la mise en œuvre du recensement et de l’enregistrement des populations séquestrées » dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.
Pour Fassi Fihri, « tout réfugié où qu’il soit, demande, exige et a le droit d’être enregistré et de détenir une carte du HCR » qui l’identifie, lui permet de s’exprimer librement et de bénéficier «d’une interview individuelle pour faire prévaloir le retour possible à la mère Patrie ».
Mais ce droit, a-t-il assuré, « n’a jamais été acquis », même si pour la première fois, une résolution (1979) du Conseil de sécurité de l’ONU évoque avec insistance l’obligation de l’Algérie à autoriser la réalisation de cet enregistrement.
La situation à Tindouf, a soutenu le chef de la diplomatie marocaine, «n’est plus tolérée, ni tolérable». Il n’est plus question, a-t-il souligné, «à l’heure où les populations arabes qui étaient prises dans des étaux de dictatures diverses, se libèrent, qu’on puisse maintenir encore sous un étau et séquestrer une population éduquée, formatée et idéologiquement marquée par la pensée unique ». Les observateurs pensent qu’il va falloir un bon bout de temps pour assister à la reprise des pourparlers directs. En attendant, les protagonistes devraient étaler leur jeu dans l’informel.

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