ONU: le cas du dissident du Polisario Mustapha Salma devant le CDH à Genève

Le cas du dissident du Polisario, Mustapha Salma, emprisonné puis refoulé des camps de Tindouf, en Algérie, a été de nouveau soulevé à Genève. Cette fois, c’est le père du Mustapha Salma qui a lancé un appel pathétique devant le Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU pour rétablir son fils dans son droit de retrouver ses enfants et sa famille. 
Forcé par le Polisario à l’exil sous la supervision du HCR, Mustapha Salma se trouve depuis près de quatre mois en « situation de transit » en Mauritanie. Son père, Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud, a appelé le HCR à assumer ses responsabilités en accédant à la demande de son fils de rejoindre sa famille et ses enfants, qui se trouvent toujours dans les camps de Tindouf sous contrôle du Polisario en Algérie. Ancien cadre du Polisario, Mustapha Salma avait été arrêté en septembre 2010 pour avoir enfreint la ligne de la direction du Polisario en exprimant son soutien à la proposition marocaine d’autonomie au Sahara Occidental. Il a finalement été libéré en décembre de la même année, sous la pression des organisations de défense des droits humains et des médias internationaux. Mustapha Salma n’était toutefois pas au bout de ses peines. Le Polisario, soutenu par l’Algérie, lui a interdit de retourner dans les campements de Tindouf et l’a refoulé vers la Mauritanie.

Les ONG internationales, notamment HRW et Amnesty International avaient dénoncé cette persécution, estimant que la relaxe de Mustapha Salma n’affranchissait pas le Polisario et l’Algérie de leur implication dans cette situation inextricable. Human Rights Watch a pointé la responsabilité de l’Algérie dans la « garantie des droits de toutes les personnes se trouvant sur son territoire ». C’était exactement le cas de Mustapha Salma lorsqu’il a été arrêté.

 

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