Espagne – Sahara : Le Polisario pourrait fort bien regretter la proposition marocaine d’autonomie

La direction du Polisario qui se soumet aveuglément à l’intransigeance du régime algérien, pourrait fort bien regretter un jour de ne pas avoir accepté la généreuse offre marocaine d’une large autonomie pour le Sahara Occidental. Cette solution jugée partout équitable, est de nature à mettre fin à un long conflit régional et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’avenir pour les milliers de Sahraouis marocains arbitrairement séquestrés dans les camps de Tindouf. C’est dans ce sens, que le ministre espagnol de la Présidence, Ramon Jauregui, l’un des hommes forts de l’exécutif espagnol, a conseillé à la direction du mouvement séparatiste de ne pas rejeter l’option d’autonomie que propose le Maroc comme solution pour le règlement du conflit du Sahara Occidental. « Si j’étais le président du front Polisario, je ne rejetterais pas l’option d’autonomie, au lieu de passer 30 ans sous des tentes », a soutenu Ramon Jauregui. Dans un entretien accordé au magazine « Vanity Fair » (édition espagnole), à paraître dans son prochain numéro de février, le ministre espagnol a prévenu le Polisario de devoir un jour, expliquer « aux Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, pourquoi l’autonomie ne lui plait pas ».

 

Le responsable espagnol rejoint en cela la position déjà exprimée par l’ancien envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, Peter Van Walsum qui s’était dit convaincu que l’autodétermination ou l’indépendance n’était pas la solution appropriée pour ce conflit. De son côté, l’ancien chef de la police du Polisario, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud était parvenu à la même conclusion. Celui-ci a été malmené et incarcéré pendant 71 jours dans les geôles du Polisario en Algérie. Il a été accusé de trahison pour avoir affiché publiquement sa volonté de vouloir défendre la proposition marocaine d’autonomie. Le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, cherche à faire de l’Espagne un pays-clé dans la solution du problème du Sahara sous les auspices des Nations Unies, tout en veillant à préserver ses relations d’amitié avec le Maroc. Reste à savoir si les dirigeants du mouvement séparatiste seraient ou non capables de se débarrasser de la tutelle et de la paternité du régime algérien, dont le seul objectif de perpétuer le conflit du Sahara Occidental, est de vouloir affaiblir le Maroc et de balkaniser la région afin de pouvoir enfin imposer son leadership. Un rêve longtemps caressé par le clan Boumédiene depuis l’époque de la guerre froide.

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